[.Inversion.]



30.5.03 :::
 
Fenêtre ouverte, volets fermés,
Ton corps nu, à contre jour,
Le feu dans ton regard, chaleur écrasante,
Le bruit du dehors, et nous, dedans,
La sueur sur ta peau,
Gouttes qui perlent sur la cambrure de tes reins,
Toi qui marche lentement vers moi,
Au ralenti,
Au ralenti,
Et puis,
Ton corps plein dans mes mains fermes,
Ta bouche entrouverte,
Volets fermés.


::: posted by Uther at 15:45   



 
Pendant longtemps j’ai cru qu’il s’agissait d’un mirage.
Après avoir avancé un peu dans le désert de mes doutes, sous le soleil de plomb de ton sourire, il s’agit bien d’une oasis.
Je regarde tes affaires qui sont chez moi.
Tes vêtements accrochés aux cintres.
Tes produits dans la salle de bain.
Tes pumas bordeaux dans l’entrée.
Les traces de toi.

Réelles.
Tangibles.

Alors c’est vrai ?


::: posted by Uther at 11:25   

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27.5.03 :::
 
Tu sais, je sais ça aussi.
Je le devine, et surtout je le connais, car au fond nos fantômes se ressemblent, ou pourraient...
Et puis cette mélancolie nous ressemble.
Et puis parfois nos envies, nos désirs, nos bleus d'âme s'escarmouchent et joutent galamment, sans forcément chercher à voir le premier sang.
Juste un corps à corps avec nos idées noires, pour vérifier leur poids, sentir leur profondeur.
Un petit frisson, pour sentir la matière, densité, épaisseur, de ce qui nous lie, et nous soutient.
Je suis à tes côtés, Laurent, et je t'accompagne à mon tour.

::: posted by Camille at 14:15   

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23.5.03 :::
 
Soulagée ?
Oui, mais...
Je ne peux pas m'empêcher d'être un peu déçue, une vague tristesse, et vaguement blessée aussi par ta joie.
Pas facile de parler le fille, encore moins de comprendre le Camille, que je ne maîtrise pas tout à fait moi même dans ses plus retors détours....

::: posted by Camille at 14:19   



 
J'ai envie de rien.
J'attends, j'attends.
Je rentre le ventre.
J'attends, j'attends.
Pas envie de l'entendre.
J'attends, j'attends.
Pas envie qu'on me touche.
J'attends, j'attends.
Pas envie de savoir.
Envie de savoir, à me laisser crever de faim.
J'attends, j'attends.
Ou crever de peur, peut être.
J'attends, j'attends.
Fait chier.

Encore quelques heures.

::: posted by Camille at 12:36   

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22.5.03 :::
 
J'aime bien écrire là.
J'ai l'impression de m'être infidèle.

Mmmmm... chouette....

Ou de m'étirer dans un grand lit blanc.

::: posted by Camille at 17:40   



 
A mon post à l'envers,
A mon coeur à l'endroit,
A l'envers de mon post,
A l'endroit de mon coeur.

Ecris dans les deux sens, comme les amants du cercle polaire, l'important d'une vie c'est le sens, pas la direction.

::: posted by Uther at 15:48   



 
En vrac.

Tu commences à me manquer dès que tu passes la porte et que je ne sais pas quand tu reviendras.
Dès que tu pars travailler sans me réveiller, et que mon alarme sonne dans un appartement vide, silencieux. Quand seule l'odeur du café et celle, discrète, de ton parfum, font vivre mes petits matins.
Tu sais qu'il faut que je me concentre et me ramasse sur moi même pour finir ce papier, et nous donner du temps. Aide moi à ne pas te vouloir et te réclamer, aide moi à assembler assez de substance pour commencer un nouveau cahier, et jouer avec mes doigts.

Je me suis trompée, encore, par excès d'intuition, et d'empathie imaginée: Benjamin est heureux, il regarde l'amour pousser.
Et un message qui prend les devants, d'un ermite seulement parce qu'il le veut, mais m'intimide un peu même si je l'aime beaucoup. Il y a quelque chose que je veux depuis plusieurs jours lui proposer, à laisser prendre toute sa place dans ma tête avant de demander, donc, pour franchir mes hésitations...

Je reviens sur mes excès d'hier, rapports conflictuels un peu trop avec l'écriture... C'est certes une relation passionnelle d'elle à moi o(u moi à moi, qui sait), mais pas de tartufferie, j'aime tout, je veux tout, ici.
Mais je ne veux pas que cet endroit soit lié, non, sauf au motif du charisme de mon aimé évidemment.

Et un peut être dans mon ventre me donne un léger, petit, discret mais tenace commencement d'angoisse. Est-ce qu'on ne doit pas sentir, normalement?

::: posted by Camille at 14:24   



 
Moi, je ne veux pas de ça, qui me parle ma langue mais que je repousse à quand je serai grande, et vraiment triste, et terne.
De toutes mes forces, non.


::: posted by Camille at 14:06   

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21.5.03 :::
 
Aujourd'hui, rien ne sort.
J'ai l'impression d'être attendue, impression de ne pas être claire chez Piou et d'être redevable d'explications, ou de clarté, ou de simplicité.
Or non, jamais Piou n'a été pensée pour être à tous plutôt qu'à moi seule, et à mon amour.
Les commentaires parfois m'agacent - retour à un échange avec Joshua: accepter de laisser aller, d'abandonner, d'offrir aux autres, ne pas oublier de ressentir mais en dehors...
Je ne veux pas commenter mes posts, sauf pour, parfois, saluer ceux qui viennent et qui évidemment comptent pour moi.
J'aime être lue.
Peut être me rendre plus accessible? Me faire plus proche, moins distante, plus à l'écoute et dans l'échange?
Je ne sais pas faire dans l'animation. Je ne sais pas divertir mes lecteurs, et d'ailleurs je ne sais pas qui ils sont, et ne suis pas sûre de l'intérêt d'écrire pour un "public", identifié ou non.
J'aime être lue, je désire être commentée, chez Piou, mais à chaque fois avec la timidité de la mise à nu. Mais également, dans le même temps, avec l'envie de mouvement, de rebond, de coeur qui bat.
Donc rien.
Juste comme je sens.

Ou si, j'aimerais écrire à Kill me, et à Benjamin sombré dans un mutisme effronté et, comment dit on déjà, comme un gamin qui tombe et déclare "même pas mal".

Ecrire des billets doux à Laurent...

J'ai envie de faire l'école buissonnière un peu, loin de Piou qui parfois m'étouffe.

::: posted by Camille at 16:41   

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20.5.03 :::
 
Je vis avec une criminelle notoire.
Comprenez-moi, elle est dangereuse.
Son passé judiciaire est éloquent ;
Plusieurs condamnations pour rapts de cœurs sensibles, extorsion de mots tendres, blanchiment d’amour sale, sans compter les nombreuses arrestations pour baisers volés, mais elle fût à chaque fois relâchée pour manque de preuves.
De plus, lors de ses vols, elle s’enfuit en lançant des éclats de rire qui parfois blessent des passants.

Lecteurs égarés, aidez-moi, appelez la police.


::: posted by Uther at 14:56   



 
Je suis la ténébreuse, la sombre, la vénéneuse ;
Immobile et changeante, dure, et bienheureuse ;
Noire et blanche, et d’eau profonde,
Et de ruisseaux agiles, et de cendres tièdes,
Et de jeunes pousses tendres,
Car tendre est mon sourire, et dures et fortes mes mains,
Qui frottent contre chair, et qui mordent, et qui tiennent.
Qui saisissent et qui serrent,
Puis s’abandonnent et s’entrouvrent, donnant paumes et ongles,
Peau nue délicate et courbée, gorge offerte,
Et mes yeux qui s’échappent dans l’ombre, et qui guettent.

::: posted by Camille at 14:04   

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19.5.03 :::
 

Je ne sais pas pourquoi je m'éloigne et je fuis.
Ce n'est pas cherché, c'est peut être voulu.
La distance est raisonnable, pour laisser respirer mon désir.
Je veux de l'air frais, et l'excitation des débuts, le coeur qui chavire, les yeux qui s'égarent.
Je veux l'envie sourde et tenace.
Une lettre d'amour ou des billets doux, qui m'éparpillent l'âme.
Un rempart à l'ennui et la morosité.
Un exutoire aussi, défoule en corps à corps avec moi et moi.
Je veux continuer à courir, à m'échapper, à me chercher à tâtons sans tourner en rond sur mes traces.
Sans toujours user les mêmes mots, et les dire trop alors qu'ils se délavent.

Je veux séduire encore, et me sentir autre, et séduite à mon tour, et belle comme je suis, et secrète aussi.

Je veux autres, je veux plusieurs, je veux souvent et bien à chaque fois.
Et juste.
Et précis comme l'exige la forme, et mon désir.

J'écris ici pour respirer ailleurs.
Un peu plus loin, un peu plus profond, de nouveau presque vierge.

::: posted by Camille at 17:15   

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16.5.03 :::
 
Message personnel.

Listen, baby
Ain't no mountain high
Ain't no vally low
Ain't no river wide enough, baby

If you need me, call me
No matter where you are
No matter how far
Just call my name
I'll be there in a hurry
You don't have to worry

'Cause baby,
There ain't no mountain high enough
Ain't no valley low enough
Ain't no river wide enough
To keep me from getting to you

Remember the day
I set you free
I told you
You could always count on me
From that day on I made a vow
I'll be there when you want me
Some way,some how

'Cause baby,
There ain't no mountain high enough
Ain't no valley low enough
Ain't no river wide enough
To keep me from getting to you

No wind, no rain

My love is alive
Way down in my heart
Although we are miles apart
If you ever need a helping hand
I'll be there on the double
As fast as I can

Don't you know that
There ain't no mountain high enough
Ain't no valley low enough
Ain't no river wide enough
To keep me from getting to you

Don't you know that
There ain't no mountain high enough
Ain't no valley low enough
Ain't no river wide enough


::: posted by Uther at 15:45   

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6.5.03 :::
 
Ti'te puce je t'aime,
Et puis je t'aime
Et puis je t'aime




::: posted by Uther at 15:49   

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Murmures à deux voix



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